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Bulletin des Grands-Parents pour le climat Genève Spécial été Juillet-Août 2025 · Mensuel
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Prochaine parution de l'INFOlettre : début septembre
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EDITO
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Les riches contre la planète
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Chèr·e·s ami·e·s, chers membres,
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Un livre tout récent de la sociologue Monique Pinçon-Charlot, dont le titre percutant ne laisse planer aucun doute, « Les riches contre la planète », aborde le monde des ultra-riches sous le prisme de l’environnement.
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Autrice de nombreux ouvrages avec son mari décédé en 2022, elle dénonce dans celui-ci l’oligarchie qui s’accapare toutes les richesses et les pouvoirs.
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Elle énumère 30 cas d’espèces, sans chronologie, que le-la lecteur·rice peut aborder librement selon son intérêt, documentant ce qu’elle désigne sous le nom de capitalocène.
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Dans son analyse, le développement durable, la neutralité carbone, la croissance verte sont des oxymores qui allient deux termes contradictoires pour faire croire qu'en 2050, il n'y aura plus d'émissions de CO2, alors que la recherche du profit à tout prix a créé le marché du « droit » à polluer assorti de celui de la compensation. Exemple : de simples puits de carbone, les forêts sont devenues des puits de compensation carbone.
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L’autrice explique plus loin comment les milliardaires se préparent aux conséquences sociales et politiques du dérèglement climatique par l’achat de terres dans des régions sûres, avec des constructions de bunkers blindés.
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Elle rappelle dans un autre chapitre que ce sont les gouvernements qui nomment les experts du GIEC dont la création était une manière pour les pays, celui des États-Unis au premier chef de reprendre la main sur l’expertise climatique, ce que confirme l’historien Jean-Baptiste Fressoz. Le résultat des rapports est une vérité qui ne dérange pas, qui ne remet pas en cause les grands rapports de force politiques et économiques. Les seuils d’alerte sont sans cesse dépassés de rapport en rapport mais peu importe : les capitalistes poursuivent le pillage des différentes formes du vivant et les chercheurs du GIEC continuent à faire fonctionner leurs algorithmes toujours aussi pessimistes et décourageants. Ce qui permet aux riches capitalistes de mettre en valeur l’urgence de leurs solutions technologiques, promesses de nouveaux juteux profits. Pour rappel, les États ne doivent connaître ni contrainte ni sanction. Leurs promesses n’engagent à rien d’autre que de continuer à faire croire que le capitalisme est bon pour la planète.
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D’autres exemples révélateurs sont décrits dans cet ouvrage dont je ne recommande pas la lecture estivale, excepté s’il vous semble nécessaire de stimuler un niveau d’indignation en légère baisse en ces temps de canicule…
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« Jaclim » Lecocq Présidente
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Nos engagements : GPclimat-GE rejoint "après" pour propulser LOCALI Invité : REPORTERRE
Humeur et réflexion : Le billet du Dr Jean Martin
Le dessin de PHIL: "C'est les vacances "
Humeur : "Guerres et tourisme de masse", l'exaspération de René Bonard
Lecture d’été: PERSPECTIVES TERRESTRES d’Alessandro Pignocchi
Dans le rétro : Souvenirs, souvenirs…
Le saviez-vous ? Des brèves percutantes et impertinentes !
La salamandre m’a dit : L’extrait du mois de "Moins c’est moins"
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Cette INFOlettre vous fait réagir ? Vous avez un avis, une suggestion, une proposition d'action ?
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NOS ENGAGEMENTS
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GPclimat-GE s'engage au côté de "après" pour promouvoir LOCALI
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LOCALI, de quoi s’agit-il ?
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Consommer mieux, revaloriser, économiser
Ce projet invite chacune et chacun à explorer de nouvelles façons de consommer, plus responsables et solidaires, dans les domaines de l’alimentation, des objets, des vêtements et, bientôt, dans celui de la mobilité. Sur le site locali-ge.ch, vous pourrez retrouver des offres telles que : • Des paniers de légumes bio en circuit court : une garantie de fraicheur et de nutrition saine, • Des solutions notamment pour valoriser, réparer et dépenser moins grâce à l’économie circulaire : • Une bibliothèque d’objets pour emprunter plutôt qu’acheter, • Un atelier Fab Lab pour bricoler, réparer ou fabriquer, • Une vêtithèque d’habits d’enfants pour simplifier la vie des parents, etc.
Ces services sont portés par des structures locales engagées et contribuent à réduire fortement l’empreinte carbone des domaines concernés.
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En bref, LOCALI c’est consommer autrement, soutenir la transition et vivre mieux !
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Engagez-vous en rejoignant cette action pragmatique et efficace pour consommer de manière plus responsable et solidaire.
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INVITÉS
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Hervé Kempf
Fondateur, journaliste, ayant travaillé notamment à Courrier International, la Recherche, et le Monde.
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Amélie Mougey
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Directrice de la rédaction, ancienne rédactrice en chef de La revue dessinée.
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Reporterre est un média français indépendant dédié à l’écologie sous toutes ses formes. Il est animé par une équipe de journalistes professionnels.
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Le journal est géré par une association d’intérêt général à but non lucratif, la Pile (Association pour une Presse Indépendante, Libre et Écologique).
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Reporterre existe parce que nous vivons une crise écologique historique. La question écologique est la question essentielle qui domine ce début de XXIe siècle, mais c’est une question politique : comment la communauté des humains va-t-elle faire les choix qui lui permettront de continuer à vivre en paix et dans la prospérité ? Voilà la question essentielle, dont aucun grand média ne parle vraiment. Ils se concentrent sur la politique, sur l’économie.
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Le média est en accès libre, et financé à 98% par les dons de ses lecteur·rice·s. Les 2% restant sont issus de droits de reproduction de ses contenus.
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Reporterre n’a pas d’actionnaire (par son statut associatif), il refuse les subventions publiques, n'affiche pas de publicité ni de "brand content". Tout cela est un gage de sa totale indépendance des pouvoirs commerciaux et politiques.
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Dr Jean MARTIN
Médecin en santé publique et bioéthicien (ancien médecin cantonal vaudois)
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Membre de la Commission scientifique de GPclimat Suisse
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Quelle place pour le climat dans la dévastation actuelle ?
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Le vieil observateur de la société - et un peu acteur - que je suis ne sait pas trop quoi dire ou par quoi commencer. J'ai été très perturbé, atterré, ces derniers temps par les barbaries dont Gaza est le théâtre. De ces choses qui fichent par terre beaucoup de ce à quoi j'ai cru, avec d'autres, sur la société, et même la civilisation, qui a été construite au cours des dernières décennies, après les horreurs de la deuxième guerre mondiale. Il y a là des espoirs fracassés pour ce qui me concerne.
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Je réalise à quel point nous restons impuissants par rapport à ce qui se passe au Proche Orient. Mais il y a près de nous d'autres soucis graves de nature différente, par exemple le désastre de Blatten, rayé de la carte par l'effondrement de la montagne et du glacier du Birch. Puis la lave torrentielle dans le Haut Val de Bagnes quelques jours plus tard. Grosses préoccupations quant à la prévention et la protection contre les dangers naturels. Nous devons agir ici en Suisse, c'est clair, mais les risques et les menaces ne seront vraiment combattus que par des engagements sur le plan mondial. Je le dis en soulignant que, en tout état de cause, la Suisse reste un des endroits les plus riches et les plus prospères de la planète et que nous devons faire notre part, en réalité plus que notre part simplement "proportionnelle".
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Blatten nous ramène au dérèglement climatique qui va croissant. Il y aura toujours l'un ou l'autre avis divergent mais il est certain que ce drame y est lié. Réchauffement du permafrost etc etc. Je rappelle en passant que le réchauffement est plus rapide en altitude, comme d'ailleurs près des pôles.
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Mon métier de médecin de santé publique me fait relever que ce dérèglement touche de plus en plus vivement notre santé physique (canicules, arrivée de nouveaux vecteurs de maladie...) et psychologique (anxiétés, dépressions, et ce qu'on appelle syndrome de stress pré-traumatique - on est traumatisé avant même que la catastrophe n'arrive). Les défis climatiques impactent évidemment aussi ce qu'on peut appeler la santé sociétale, notre potentiel de vivre ensemble.
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LE DESSIN DE PHIL
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Vacances : sans commentaire
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L’INFOlettre accueille dès ce mois le crayon acéré de Phil Umbdenstock (Phil). Dessinateur de presse né en 1952 à Colmar. Son talent illustrera en alternance avec Patrick Chappatte notre rubrique Dessin du mois.
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HUMEUR
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Lutter contre les guerres et le tourisme de masse : un même combat pour tenter de sauver la Planète
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Alors que toutes les nations devraient s'unir pour sauver la Planète en vivant en paix, on assiste actuellement à un déferlement de haine dans le monde entier. Stimulés par des dirigeants atteints du syndrome d'hubris (ivresse de la toute-puissance) ces conflits font des dizaines de milliers de morts, victimes d'idéologies surannées où les écarts entre riches et pauvres s'accroissent de manière exponentielle.
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Derrière ces horreurs se cachent un désastre écologique sans limite. A tel point que la COP28, a proposé une journée thématique sur la paix, établissant ainsi un lien significatif entre les guerres et le changement climatique, qualifiant les conflits d'écocides. C’est la première fois qu’une COP s’emparait du sujet. Ne nous leurrons pas sur le résultat mais saluons, néanmoins, cette initiative.
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L’environnement est une victime de la guerre : Bombardements, risques chimiques ou nucléaires, destruction des écosystèmes et des infrastructures humaines, pollutions des sols ou déchets militaires.
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Chaque conflit a une histoire environnementale spécifique mais tous portent en eux un lot de "dommages collatéraux" néfastes et directs sur le climat et l'environnement. Quid des engagements vertueux de la COP 21 ?
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Citons Marie-Ange Schellekens, chercheuse en droit de l’environnement, spécialiste en prévention des conflits et sécurité environnementale : « On a tendance à trop minimiser les effets environnementaux de la guerre qui doivent être remis plus en lien avec tous les efforts qu’on fait actuellement pour combattre les changements climatiques et pour l’avenir de l’humanité ».
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Le Pacifisme actif doit faire partie de nos engagements pour transformer les mentalités afin qu'un jour on en arrive à bannir la guerre et toute autre forme de violence vis-à-vis des êtres vivants et de la Planète.
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En cette période estivale comment ne pas parler du tourisme de masse et de ses effets délétères sur l'environnement. Les déplacements de millions des personnes en avions, en véhicules privés, en bateaux de croisière font exploser la consommation d'énergies fossiles, alors que des villes deviennent invivables noyées sous des vagues de touristes ne laissant plus de place aux populations locales, au point que certains lieux touristiques mettent en place des quotas, que certaines villes portuaires refusent ou veulent refuser les mégas bateaux de croisière. Que dire des montagnes de déchets laissés sur place en souvenir aux habitants et à la Nature?
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En 2000, nous étions 700 millions à voyager. En 2024, nous étions 1,4 milliard et cela ne cesse d'augmenter. Il est donc urgent d'inciter les vacancier·ère·s à repenser leur manière de voyager, pour donner aux vacances du sens afin de préserver la Planète et permettre à nos enfants et petits enfants d’en profiter également à l'avenir.
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Stand "Pédale tes Watts" Piétonnisation de la rue des Plantapôrrets
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29 septembre 2016 ALTERNATIBA Genève
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Stand "Tri des déchets- STOP littering" Le Lignon
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29 avril 2017 Manif Climat Genève
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Pollution plastique : Même les martinets sont touchés
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Un tiers des nids des martinets sont contaminés par la pollution plastique, alors qu’ils récoltent dans l’air les matériaux pour faire leurs nids. Comment faire pour éradiquer ce fléau planétaire ?
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Greenwashing
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Trois ONG françaises ont assigné en justice TotalEnergies pour pratiques commerciales trompeuses, le groupe prétendant pouvoir atteindre la neutralité carbone tout en continuant à extraire du pétrole et du gaz.
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Pollution sonore : Les véhicules thermiques nuisent gravement à la santé
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Un Européen sur cinq est exposé à une pollution sonore nuisible à sa santé selon l’Agence européenne de l’environnement.
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Coldplay : En avant la zizique sur support écolo
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Le groupe de pop rock britannique Coldplay, connu pour son engagement écologique, va rééditer ses albums sur un nouveau support écolo : des vinyles fabriqués à partir de bouteilles en plastique recyclées. Chaque disque contient en moyenne neuf bouteilles.Cette initiative vise à réduire l'impact environnemental de la production musicale.
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L’Association Générations futures (F) dénonce
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Deux tiers des poissons, 40 % des œufs et un quart des laits contiennent des PFAS dépassant les seuils réglementaires. Miam miam !
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STOP à l'expansion de l'aéroport de Barcelone
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Le 6 juillet, des sympathisants de Stay Grounded se sont tenus côte à côte avec des activistes locaux pour protester contre l'expansion de l'aéroport de Barcelone. L'action était organisée par Zeroport pour coïncider avec la fin de leur conférence stratégique internationale. Les activistes ont utilisé leurs corps pour créer une « ligne rouge » contre le projet d'expansion de l'aéroport de Barcelone El-Prat, et contre l'expansion des aéroports partout dans le monde.
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Bonne nouvelle : Les PUFFS interdites
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Si si, ça arrive parfois qu'une bonne nouvelle se glisse, alors autant en profiter. Les PUFFS, après le Conseil national et les Etats, Le Conseil fédéral a dû se résoudre à en ratifier l’interdiction reconnaissant que celles-ci sont bourrées de substances nocives.
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Energies renouvelables, la Suisse à la traîne
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Notre pays se situe au 22e rang sur 28 en Europe concernant le développement de la production de l’énergie solaire et éolienne. Ça laisse perplexe sur la volonté de notre Conseil fédéral…
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Bicarbonate de soude : Une fée du logis
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Biodégradable, non toxique, comestible, économique : il n’y a rien à reprocher au bicarbonate de soude et selon une étude américaine, on apprend même qu’il pourrait réduire l’inflammation présente dans des maladies auto-immunes.
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Canicule: Recette pour une boisson isotonique saine
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Pour rester bien hydraté durant les jours les plus chauds, la boisson isotonique suivante est recommandée. En plus d’être rafraîchissante, elle permet de compenser la perte de vitamines et de sels minéraux: 1 litre d’eau 1 citron pressé 1 orange pressée 7 cuillères à café de sucre ou de miel 1 cuillère à café de sel Mélanger tous les ingrédients et servir.
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Nucléaire Circus
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La semaine passée AXPO a dû se résoudre a mettre la centrale de Beznau à l’arrêt pour protéger la faune et la flore. Cette centrale utilisant l’eau de l’Aar pour se refroidir avant de la rejeter plus chaude. Une pratique qui est encadrée par des seuils d'échauffement et de débit à ne pas dépasser. AXPO a demandé de revoir à la hausse ces seuils ! Tu m’étonnes ! Et pendant ce temps-là, le feuilleton continue à l’EPR de Flamanville, raccordé au réseau fin décembre 2024 avec 12 ans de retard, il va coûter 23,7 milliards d'euros, soit 1,3 milliard de plus que son estimation en 2020. La centrale arrêtée mi-juin dans le cadre d’essais de mise en service, n’a pas pu redémarrer comme prévu le 2 juillet à cause d’une fuite d’eau. Pour conclure, il y a actuellement plus de 200 000 fûts radioactifs enfouis dans les mers (entre 1946 et 1990). Une belle concurrence aux plastiques et à la pollution due aux hydrocarbures.
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L'indispensable livre de l'été pour explorer d'autres manières de faire un monde A lire absolument pour nous astreindre à imaginer de nouvelles stratégies de luttes
Alessandro Pignocchi : PERSPECTIVES TERRESTRES Scénario pour une émancipation écologiste
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Ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, aujourd’hui auteur au croisement de l’anthropologie et des luttes écologiques, il nous invite dans cet ouvrage à réfléchir sur nos relations au vivant et notre rapport au territoire local au cœur du conflit politique.
Tisser de nouvelles alliances, entre humains, et avec les plantes, animaux et milieux de vie, pourrait être pourvoyeur d’affects aussi joyeux que subversifs et d'espoir, écrit-il.
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Reporterre — Fascisation du débat public, expansion mondiale de l’autoritarisme, offensive réactionnaire anti-écologique… Vu le contexte, pourquoi avez-vous choisi de partir de la pensée du vivant pour alimenter l’espoir ?
Alessandro Pignocchi — L’hypothèse est certes audacieuse, il n’est pas évident de trouver des sources d’optimisme aujourd’hui. Face à nous, les projets politiques du fascisme ou du libéralisme autoritaire captent des affects humains de manière extrêmement efficace : alimenter le désir de consommation et jouer sur la joie mauvaise d’opprimer des minorités présentées comme menaçantes sont des ressorts très puissants.
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Il faut bien sûr continuer à faire une critique rationnelle de ces projets et de leurs écueils mais être « contre » ne peut pas suffire. Éviter le pire ou atténuer la catastrophe n’est pas un projet politique : il faut aussi offrir un horizon enthousiasmant, activer des intensités de vie, des joies nouvelles.
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Mon pari anthropologique part du constat que dans l’histoire humaine, il y a toujours eu des affects très fondamentaux d’attachement aux non-humains, aux territoires nourriciers, aux milieux de vie, qui eux-mêmes conditionnaient les liens entre humains. Tout cet espace affectif a été nié et effacé par la modernité au profit d’un utilitarisme marchand. Ces liens étaient pourtant un nutriment fondamental pour l’esprit humain.
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La gauche internationaliste a été prise dans la matrice productiviste et dans la dénonciation des liens au local comme autant de facteurs d’aliénation. Et c’est vrai que les liens traditionnels communautaires, villageois ou familiaux pouvaient être oppressants ou aliénants. Ils ont été remplacés par la promesse moderne d’émancipation par la hausse du niveau de vie matériel. Sauf que cette promesse bat de l’aile : elle n’a pas réellement émancipé les individus, et est responsable de la crise écologique et de l’assèchement affectif du monde.
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En face, le projet fasciste propose un retour au local réactionnaire. C’est un sucre rapide mental, qui apporte une satisfaction immédiate très forte en jouant sur des schémas faciles. Il faut réussir à proposer un retour au local, mais antagoniste à la vision réactionnaire, qui permette de renouer des liens qui ne soient pas excluants ni identitaires mais au contraire inclusifs, mouvants, débarrassés des rapports de domination.
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Renouer des liens, entre humains et avec les non-humains, s’attacher affectivement aux milieux de vie, ne peut qu’embellir et ajouter de l’épaisseur joyeuse aux luttes, à la résistance quotidienne, et nous prépare à mieux affronter les temps qui s’annoncent.
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...L’hypothèse optimiste que je fais est que des alliances peuvent se nouer entre des luttes populaires territorialisées et des structures de pouvoir instituées. Certainement pas avec les sociopathes radicalisés au sommet de l’État mais dans les couches intermédiaires des institutions : mairies, corps intermédiaires de l’État, ONG, entreprises… Il existe de vastes zones dans lesquelles des individus vivent très mal l’évolution politique fascisante et la situation écologique, même s’ils appartiennent encore aux classes dominantes. Il est possible que l’émergence de territoires autonomes en lutte bénéficie de la bienveillance ou de la protection d’une partie des élites et fonctionnaires.
...L’avantage du scénario que je défends, c’est qu’il sera utile quelle que soit l’évolution de la situation. Ce ne sera jamais une mauvaise idée d’étendre les réseaux de solidarité, de tisser des liens entre les luttes, de construire et fédérer des territoires autonomes. Ces affects dormants, y compris chez les classes populaires, étaient vivaces encore récemment et doivent donc pouvoir être réactivés.
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Perspectives terrestres — Scénario pour une émancipation écologiste, d’Alessandro Pignocchi, aux éditions Seuil, avril 2025, 192 p.
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Balcon
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Même en ville, il est possible d'agir pour les insectes. Un balcon peut accueillir, à plus petite échelle, presque tout ce qui pousse dans un jardin. Vous avez installé un hôtel pour les abeilles? Très bien. Mais dans ce cas, veillez à ce qu'elles aient de quoi se nourrir. Les abeilles apprécient la scabieuse colombaire, la vipérine, le sainfoin, l'anthyllide et la campanule. Si possible, faites en sorte de toujours avoir une plante en fleur du printemps à l'automne. Oubliez les géraniums et les pétunias, qui n'ont aucun intérêt écologique: leur production de nectar a été inhibée pour prolonger la floraison.
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Mathias Plüss, "Moins, c'est moins!", Editions de la Salamandre, 2023.
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Vous pouvez commander ce livre ici.
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Nous avons besoin de votre soutien financier:
Nous sommes sur le terrain 12 mois sur 12 pour AGIR, INFORMER, SENSIBILISER tous les publics des seniors aux enfants.
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Nos ateliers didactiques rencontrent toujours un grand succès. Ils demandent de la maintenance et des améliorations permanentes.
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Nos projets spécifiques pour 2025:
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– Mise à jour du Guide du numérique éthique et responsable (intégration de l’IA),
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– Projet pilote d’économie circulaire en collaboration avec les régies et la MACO,
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– GrandPasdeDanse qui proposera des éclosions créatives qui accompagneront les actions autour de la sensibilisation au dérèglement climatique et aux moyens d’action qui pourraient le diminuer,
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– Développer TURBULENCES, notre cellule de production vidéo, avec en vue la création d’une chaîne Youtube et des contenus spécifiques, afin d’élargir notre audience.
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Rédaction, édition : René Bonard, François Filliettaz
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