
René Bonard
Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, le nucléaire, tant civil que militaire est toujours au centre des inquiétudes des mouvements engagés pour un monde durable.
Tchernobyl est bien plus qu’un accident dévastateur pour la population, des études indépendantes, comme celles de Greenpeace ou de scientifiques russes, évoquent jusqu’à 67000 morts en Russie entre 1990 et 2004, ainsi que des milliers de cancers supplémentaires en Europe, dont 16 000 pourraient être mortels d’ici 2065. C’est également une catastrophe pour la Nature par la contamination des sols et des denrées alimentaires pendant des décennies.
Car au-delà de la catastrophe de Tchernobyl, le Nucléaire est le reflet de la fuite en avant d’un monde toujours essentiellement préoccupé par la croissance et la soif d’hégémonie de dirigeants ayant perdu la raison.
En Suisse alors que nous avons voté pour la sortie du Nucléaire en 2017, en mars 2026, malgré cette opposition, le Conseil des États a voté la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales. Au-delà de la négation de la volonté populaire, c’est bien l’expression d’un état obnubilé par la croissance au mépris d’un avenir durable.
Actuellement dans le Monde les dangers liés au nucléaire civil sont omniprésents :
En Ukraine, qui compte 15 réacteurs en activité qui sont vulnérables aux attaques sur le réseau électrique et qui peuvent entraîner des arrêts d’urgence et des risques d’accidents, c’est Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, qui est occupée par les forces russes depuis 2022 qui est la plus exposée. Les combats et les frappes sur ses infrastructures électriques ont déjà provoqué des pertes d’alimentation externe, essentielle pour la sûreté des réacteurs.
En Iran la centrale nucléaire opérationnelle (Bouchehr) et plusieurs autres actuellement en construction peuvent à tout moment, en raison de la guerre actuelle, être la cible d’attaques aux conséquences dévastatrices.
Partout dans le monde les centrales nucléaires sont autant de risques de dangers extrêmes liés aux catastrophes naturelles, ainsi qu’aux potentiels attentats terroristes et aux conflits qui sont en cours.
Il n’est pas inutile de rappeler également que, selon Greenpeace et de très nombreux scientifiques, une grande partie des déchets nucléaires resteront dangereux pendant des centaines de milliers d’années.
Pour marquer notre engagement contre le nucléaire tant civil que militaire et rappeler les 40 ans de la catastrophe de Tchernobyl 2 manifestations sont prévues en Suisse Romande :
À Lausanne le lundi 20 avril à 18h Place du 14 juin.
À Genève le dimanche 26 avril 2026 à 18h Monument national
(entre l’horloge fleurie et le pont du Mont-Blanc).
