Lutter contre les guerres et le tourisme de masse : un même combat pour tenter de sauver la Planète

René Bonard
Membre fondateur, chargé de projets |  Plus de publications

Alors que toutes les Nations devraient s’unir pour sauver la Planète en vivant en Paix, on assiste actuellement à un déferlement de haine dans le monde entier. Stimulé par des dirigeants atteints du syndrome d’hubris (ivresse de la toute-puissance) ces conflits font des dizaines de milliers de morts, victimes d’idéologies surranées où les écarts entre riches et pauvres s’accroissent de manière exponentielle.

Derrière ces horreurs se cachent un désastre écologique sans limite. A tel point que la COP28, a proposé une journée thématique sur la paix, établissant ainsi un lien significatif entre les guerres et le changement climatique, qualifiant les conflits d’écocides. C’est la première fois qu’une COP s’emparait du sujet. Ne nous leurrons pas sur le résultat mais saluons, néanmoins, cette initiative.

L’environnement est une victime de la guerre : Bombardements, risques chimiques ou nucléaires, destruction des écosystèmes et des infrastructures humaines, pollutions des sols ou déchets militaires.
Chaque conflit a une histoire environnementale spécifique mais tous portent en eux un lot de « dommages collatéraux » néfastes et directs sur le climat et l’environnement. Quid des engagements vertueux de la COP 21 ?

Citons Marie-Ange Schellekens, chercheuse en droit de l’environnement, spécialiste en prévention des conflits et sécurité environnementale : « On a tendance à trop minimiser les effets environnementaux de la guerre qui doivent être remis plus en lien avec tous les efforts qu’on fait actuellement pour combattre les changements climatiques et pour l’avenir de l’humanité ».

Le Pacifisme actif doit faire partie de nos engagements pour transformer les mentalités afin qu’un jour on en arrive à bannir la guerre et toute autre forme de violence vis-à-vis des êtres vivants et de la Planète.

En cette période estivale comment ne pas parler du tourisme de masse et de ses effets délétères sur l’environnement. Les déplacements de millions des personnes en avions, en véhicules privés, en bateaux de croisière font exploser la consommation d’énergies fossiles, alors que des villes deviennent invivables noyées sous des vagues de touristes ne laissant plus de place aux populations locales, au point que certains lieux touristiques mettent en place des quotas, que certaines villes portuaires refusent ou veulent refuser les mégas bateaux de croisière. Que dire des montagnes de déchets laissés sur place en souvenirs aux habitants et à la Nature?

En 2000, nous étions 700 millions à voyager. En 2024, nous étions 1,4 milliards et cela ne cesse d’augmenter. Il est donc urgent d’inciter les vacancier·ère·s à repenser leur manière de voyager, pour donner aux vacances du sens afin de préserver la Planète et permettre à nos enfants et petits enfants d’en profiter également à l’avenir.