
René Bonard
En 1967 déjà Guy Debord et les Situationnistes dénonçaient la Société du Spectacle. Ils annoncaient que le capitalisme moderne a déplacé l’existence vécue vers sa représentation. Tout ce qui était authentique devenait une image, un spectacle à consommer.
Voyons-vous du nouveau en ce début d’année 2026 avec le WEF et son Trump Circus suivi des JO d’hiver annoncés comme des « Jeux écologiques »?
Ces manifestations, hormis les messages écoeurants qu’elles véhiculent sont des gouffres écologiques malgré ce que les organisateurs osent prétendre.
Le WEF c’est le théâtre des « élites », politiciens, PDG, célébrités et influenceurs qui se rencontrent pour écouter religieusement des discours aux antipodes des réalités sociales et environnementales.
Le WEF qui prétend vouloir aligner ses actions sur des discours en faveur de la transition énergétique a toujours une empreinte carbone démesurée.
En 2025, par exemple, cela a représenté plus de 700 vols en jets privés (contre « seulement 227 « en 2023 !). Pour mémoire un vol en jet privé pollue environ 10 fois plus qu’un vol de ligne commercial et… 50 fois plus que le train. Cherchez l’erreur !
Il faut savoir que la délégation trumpiste comprenait plus de 800! participants tous venus en avion et, pour sa garde rapprochée, également en hélicoptère.
Et tout ça pour applaudir debout un discours de Trump qui a fait du Trump, humiliant au passage les Européens et affirmant comme toujours que le dérèglement climatique est une arnaque.
Et que dire des JO d’hiver qui viennent de débuter et qui sont prétendument annoncés comme « écologiques »?
C’est la montagne qui est prise en otage par l’inconscience et la démesure de notre société.
La nature appréciera l’afflux de spectateurs et leurs déplacements qui vont certainement engendrer près de 930 000 tonnes de gaz à effet de serre, dont 410 000 tonnes rien que pour les transports. Par ailleurs, la construction d’une piste de bob, malgré les réserves du CIO, a nécessité l’abattage de centaines d’arbres, dans une zone montagneuse fragile, pour quatre semaines de compétitions avec des conséquences désastreuses pour la biodiversité. Et que dire de la production de neige artificielle et de la dépendance à des sponsors comme Eni, géant italien des hydrocarbures, tout cela laissera les plus optimistes bien perplexes.
En guise de conclusion, comme le disait déjà le poète il y a vingt siècles :« Panem et circenses » – « Du pain et des jeux » cela évitera les révoltes populaires.
