L’INFOlettre du mois de Décembre 2025
Comme attendu, cette conférence réunissant plus de 190 pays à Belém ne s’est pas illustrée par de grands progrès concrets. La présence massive de 1700 lobbyistes a aussi ralenti passablement les avancées.
Au début de la conférence, le président brésilien Lula avait déclaré qu’une feuille de route au niveau mondial visant à éliminer progressivement les combustibles fossiles était nécessaire. Mais l’élaboration d’un tel texte n’était pas prévue à l’ordre du jour et ne figure pas dans le document final, bien qu’emportant l’adhésion de 90 pays, mais combattu par les pétroliers dirigés par la Russie et l’Arabie saoudite, probablement soutenus par Trump.
Face à l’ambivalence de soi-disant leaders climatiques qui ont prétendu lors du G20 qu’il est possible d’utiliser les combustibles fossiles tout en faisant face à la crise climatique : « Nous ne combattons pas les énergies fossiles, nous luttons contre les émissions d’énergies fossiles » (Ursula von der Leyen), difficile de progresser.
Aspect positif à relever, la Colombie et les Pays-Bas soutenus par 22 pays feront avancer de manière indépendante, en dehors du processus de la COP, une feuille de route contraignante, telle qu’évoquée plus haut en organisant une conférence en avril 2026.
Quant à l’aide financière pour l’adaptation climatique des pays en développement, une déclaration commune demande des efforts pour au moins tripler en 10 ans les montants, par rapport à l’objectif annuel de 40 milliards par an pour 2025. Cet objectif sera-t-il suivi d’effet ?
