
René Bonard
Cet été les géants des Alpes nous alertent sur l’urgence climatique, car face à la canicule record, le Mont-Blanc et le Cervin n’en peuvent plus et crient stop !
C’est un fait Irréfutable, même pour les climatoseptiques les plus convaincus, les canicules à répétition transforment la haute montagne en zones de danger absolu, le dégel du pergélisol et la fonte des glaciers provoquant des éboulements massifs.
Sur le Mont-Blanc, les glaciers se crevassent et le couloir du Goûter devient le théâtre de chutes de pierres mortelles, forçant la fermeture de deux refuges. Par conséquent les guides ont suspendu les ascensions et des alpinistes renommés engagent à faire preuve d’une extrême prudence.
De son côté, le Cervin subit des décrochements rocheux spectaculaires à 3 900 mètres d’altitude en raison de la perte de cohésion de ses parois gelées. Les sociétés de guides en Suisse et en Italie ont dû également suspendre les ascensions pour éviter le pire.
Ces alertes naturelles sonnent comme un ultimatum. La montagne, autrefois immuable, montre aujourd’hui des signes de faiblesse alarmants, signifiant aux humains que le statu quo n’est plus tenable.
Comble du cynisme : en pleine canicule, notre ministre de l’Environnement Albert Rösti a osé déclarer qu’il « ne s’attendait pas à des épisodes de chaleur d’une telle intensité ». Une provocation indécente visant à justifier de honteuses coupes budgétaires et un sabotage des mesures climatiques.
Cette désinvolture face à la crise climatique a mis en colère les défenseur·seuses de la nature et nous devons rester unis pour agir avec détermination !
